Kenneth Lonergan bouleverse avec un récit centré autour d'un Casey Affleck taiseux, qui tente de se reconstruire après un drame.
« Manchester by the Sea », sur OCS City : un mélodrame noueux et cristallin comme un matin d’hiver

OCS CITY – MARDI 28 SEPTEMBRE À 22 H 40 – FILM

Auteur d’un cinéma intimiste d’une amplitude et d’une sensibilité devenues rarissimes dans le ­cinéma américain, Kenneth Lonergan livre avec Manchester by the Sea (2016) un ­récit bouleversant, mélodrame noueux et cristallin comme un matin ­d’hiver, débarrassé des canons comme des facilités du genre. Chaque œuvre de ce réalisateur hors norme ressemble à un accident, fût-il miraculeux.

Au centre du tableau, Lee ­Chandler (Casey ­Affleck), barbu, transi, le corps disparu sous les couches de vêtements. Il est l’homme à tout faire d’un grand ensemble, logeant en ermite dans un gourbi, macérant dans les tuyauteries d’autrui comme on célèbre un martyre résolu. Personnage de part en part opaque, perclus, intense, granitique, englouti dans une douleur qui ne dit pas son nom et que le film mettra du temps à révéler. Douleur de laquelle il s’extirpe à intervalles réguliers, en faisant, de manière alcoolisée et arbitraire, le coup de poing dans les bars.

Mise en scène éblouissante

Ce zombie, le film va insensiblement nous apprendre à le connaître. Le talent du...

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