Le nouveau directeur général du géant de l'automobile s'y engage, il acceptera d'être limogé s'il ne parvient pas à redresser le constructeur, durement impacté par l'affaire Carlos Ghosn
Makoto Uchida lie son avenir au redressement du groupe Nissan

Passer après Carlos Ghosn n’a rien d’un exercice facile. L’image de Nissan est ternie, les résultats en baisse, et le nouveau directeur général nécessairement observé de près. Pas question pour le groupe de reproduire les mêmes erreurs qu’avec l’ancien PDG, réfugié au Liban depuis le début du mois de janvier. Alors son successeur Makoto Uchida, a préféré prendre les devants. Il a annoncé mardi 18 février qu’il accepterait d’être limogé s’il ne parvenait pas à redresser le deuxième constructeur automobile japonais.

Le dirigeant de 53 ans dirigeait les activités de Nissan en Chine avant de prendre la tête du groupe en décembre 2019. Pour la première fois depuis sa prise de fonction, il s’exprimait devant les actionnaires. Ces derniers avaient déjà demandé une baisse de la rémunération des dirigeants de Nissan. « Nous veillerons à diriger l’entreprise de manière efficace qui sera visible pour les observateurs. Voici à quoi je m’engage : si la conjoncture demeure incertaine, vous pourrez me licencier immédiatement », leur a donc répondu Makoto Uchida.

Incertitudes. S’il s’est lui-même mis en sursis, le directeur...

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