La nomination, le 1er août, d'un marin comme chef de l'état-major particulier du président de la République confirme la marginalisation de l'armée de l'air depuis une génération.
Mais où sont donc passés les aviateurs ?

Une nouvelle fois, les aviateurs restent à l’écart des principaux postes de la haute hiérarchie militaire, en dehors, bien évidemment, de l’armée de l’air où ils sont chez eux.

Ainsi, le nouveau chef de l’état-major particulier du président de la République (CEMP), qui a pris son poste samedi 1er août, est un marin. L’amiral Jean-Philippe Rolland succède à un autre amiral, lui aussi barbu, Bernard Rogel. Il faut remonter à 1989 pour voir un aviateur occuper cette fonction : le général Fleury, qui a ensuite dirigé Aéroports de Paris. Depuis lors, quatre terriens et quatre marins s’y sont succédé. Même chose pour le chef d’état-major des armées. Le dernier aviateur en date est le général Douin, nommé en 1995. Depuis 1998, cinq terriens et un marin ont pris sa suite à la tête des armées.

Depuis une génération, point d’aviateurs ! Pourtant, aucune opération militaire n’est imaginable sans l’armée de l’air « et de l’espace », comme elle est autorisée à s’appeler depuis le 23 juillet. Seul lot de consolation : le général de division aérienne Fabien Mandon a été nommé, ce 1er août, chef du cabinet militaire de la...

Faites une action inoubliable : en savoir plus sur le leg Unicef

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !