INTERVIEW - Près deux semaines après l'explosion qui a ravagé une grande partie de sa capitale, le Liban traverse une profonde crise institutionnelle. La démission du gouvernement et la promesse de nouvelles élections n'ont pas apaisé les tensions. Quel peut-être l'avenir politique du pays ? La journaliste Inès Gil, installée à Beyrouth, nous éclaire sur la situation.
Liban : une colère ravivée et un avenir qui "reste incertain"

Depuis l'explosion qui a ravagé Beyrouth le 4 août dernier, entraînant la mort d'au moins 171 personnes, les Libanais descendent dans la rue pour demander des comptes aux responsables politiques. Si les manifestations se concentrent essentiellement dans la capitale, tout le pays est mobilisé par cette vague de contestation. Excédés par des années de corruption et de clientélisme, les Libanais demandent un changement radical de leur classe politique.    Inès Gil, journaliste installée à Beyrouth, répond à nos questions sur cette colère. LCI : Dix jours après l'explosion, quelle est la situation sur place ?

Inès Gil : La situation est toujours critique. Le Liban traversait déjà une crise économique historique, avec une inflation galopante et un sous-investissement public qui ont conduit à des défaillances dans l'accès aux services publics élémentaires comme la santé, l'électricité, le ramassage des ordures. Depuis plusieurs années, de nombreux Libanais, surtout les jeunes (...)

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