Les affrontements entre des partisans du Hezbollah, qui manifestaient contre le juge chargé de l'enquête sur l'explosion dans le port de Beyrtouth, et ceux de l'ancienne milice chrétienne Forces libanaises, ont réactivé les vieux réflexes communautaires, au risque d'un engrenage vers une nouvelle guerre civile.

Editorial du « Monde ». La paix civile et la stabilité ou la vérité et la justice ? Les Libanais auraient-ils à trancher ce dilemme cornélien ? C’est ce que voudraient leur faire croire leurs responsables politiques, qui n’ont cessé d’entraver l’enquête menée par le juge Tarek Bitar sur l’explosion dans le port de Beyrouth, au motif contestable qu’elle serait « politisée ». Ils sont prêts à tout pour l’empêcher d’avancer dans l’établissement d’une vérité judiciaire sur ce drame causé par le stockage d’importantes quantités de nitrate d’ammonium, pendant plus de sept ans et sans mesures de précaution, au vu et au su des autorités, qui a fait plus de deux cents morts le 4 août 2020.

L’épreuve de force politico-judiciaire engagée par les mouvements chiites Hezbollah et Amal est le dernier acte d’une campagne destinée à écarter le courageux magistrat. Après les mises en garde adressées au juge, le Hezbollah a agité la menace d’une « fitna », une division entre les Libanais. Celle-ci s’est tristement matérialisée, jeudi 14 octobre, par des affrontements armés en marge d’une manifestation entre...

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