Liban: le sentiment amer de l’échec d’un pays bien-aimé

Il ne manquait plus que cela à la longue descente aux enfers du Liban ! Unstock de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’abandon dans le port de Beyrouth. Puis une étincelle — dont on ignore encore l’origine exacte — qui provoque la gigantesque explosion de mardi soir. Résultat : plus de 100 morts, des blessés par milliers, une ville dévastée. Et la famine qui menace à cause de la destruction des infrastructures portuaires. Certes, le Liban peut compter sur la solidarité internationale, comme l’illustre le déplacement que le président Macron y effectuera ce jeudi. Mais, pour nécessaire et urgente qu’elle soit, cela ne suffira pas.

Car le Liban est d’abord victime de lui-même. En visite à Beyrouth le 24 juillet, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, l’a dit sans trop de détours : « Aidez-nous à vous aider ! ». Au risque de froisser quelques sensibilités locales qui se complaisent dans la déploration des malheurs (bien réels) de leur pays, mais n’en tirent jamais aucune conséquence pratique.

Après quinze ans de guerre civile (1975-1990), trente années d’après-guerre débouchent sur une impasse...

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