L’homo coronavirus, dernier avatar du retour des frontières

Après l’évaporation fiscale, la terreur jihadiste, le désastre climatique et le hacking diplomatique, le virus Covid-19 va-t-il précipiter la fin de la mondialisation ? Partout, les nationalistes se frottent les mains. Ils estimaient que les précédentes calamités avaient disqualifié l’homo œconomicus, cet agent rationnel censé maximiser sa satisfaction sur une planète d’opportunités. Avec le dernier fléau globalisé made in China, ils espèrent l’avènement de l’homo coronavirus, un être acquis au repli sur soi et, bientôt, à un souverainisme pur et dur. A la peur du déclassement issue de la crise de 2008, à l’angoisse identitaire provoquée par les flux migratoires s’ajoute maintenant une panique sanitaire venue d’une Chine dominante…

N’en déplaise aux adorateurs des frontières, cette construction intellectuelle est fausse. Les pandémies n’ont pas attendu la mondialisation pour faire des victimes – la peste noire au XIVe siècle a provoqué plus de 25 millions de morts. Et si la libéralisation tous azimuts des échanges contribue sans conteste à la propagation rapide et planétaire de la maladie, elle facilitera aussi la...

Bien être - Comment bien dormir malgré le confinement ?

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