Face à la caméra de Peggy Bruguière et de Marlène Rabaud, militaires, habitants et lanceurs d'alerte incarnent les maux de la guerre, entre corruption et faillite de l'Etat.
« Les Sacrifiés du Sahel », sur LCP : au Mali, la colère sourde des soldats et des veuves

LCP-ASSEMBLÉE NATIONALE – MARDI 30 NOVEMBRE À 20 H 30 – DOCUMENTAIRE

Tout commençait si bien. Le sergent-chef Ibrahima, revêtu de son uniforme de parade, épouse une Fatimata aux yeux brillants, dans sa robe de dentelle blanche. Les jeunes mariés, heureux, ne savent rien de l’avenir qui les attend. Monsieur est entré dans les rangs depuis à peine trois ans et madame découvre avec innocence la vie de femme de soldat. « Heureux mariage, que les mauvais démons s’éloignent des jeunes époux », prêche le maire, comme dans une prophétie.

Pendant 52 minutes, Modibo, militaire en colère, ou Moussa, lanceur d’alerte tabassé en pleine rue, racontent la faillite d’un Etat tantôt absent, tantôt prédateur

A Bamako, la capitale malienne, chacun sait le sort que risque de réserver la guerre antiterroriste aux militaires et à leurs familles. Le documentaire Les Sacrifiés du Sahel, réalisé par les journalistes Peggy Bruguière et Marlène Rabaud leur donne la parole. Les mots rares de soldats et de veuves, conjugués à ceux d’autres sacrifiés – habitants attaqués par les groupes armés, lanceurs d’alerte bâillonnés après...