Au procès du 13-Novembre, cinq otages du Bataclan ont reconstitué, ce 19 octobre, leurs heures passées avec les deux terroristes jusqu'à l'assaut final de la BRI. Des moments terrifiants, pervers et parfois sans queue ni tête.
Les otages du Bataclan : "Je viens de tuer 100 personnes : je te tue, je verrai pas la différence"

Ils sont cinq. Tous ont le visage irradié par la force des survivants. Affichent cet air de ceux qui ont côtoyé le diable, tutoyé la mort. Certains se sentent coupables d’avoir survécu. Craignent même d’avoir « collaboré » avec les terroristes. Mais tous s’entendent : « On est des miraculés. » Ce 19 octobre, au 28e jour du procès des attentats de Paris et de Saint-Denis, David, Grégory, Caroline, Sébastien et Arnaud, cinq otages du Bataclan, ont défilé à la barre. Ils ont reconstitué, minute par minute, la prise d’otage qu’ils ont vécue de l’intérieur, au premier étage de la salle de concert. Plongée dans un terrifiant huis clos avec l’État islamique.21 h 40. Les membres des Eagles of Death Metal viennent de fuir la scène et sur le balcon, David cherche à fuir les déflagrations par tous les moyens. Cette fenêtre, au fond, sur sa gauche, sera-t-elle sa planche de salut ? Le barman de 23 ans l’ouvre, essayant tant bien que mal de grimper sur le toit du Bataclan, et le voilà suspendu à une bouche d’aération, à 7 mètres au-dessus du sol. Mais il sait au fond de lui que l’acrobatie est impossible : « C’est un peu n’importe quoi, je pèse 90 kg. Je me dis que je vais mourir là, d’une...

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