Editorial. Abandonnés par les Occidentaux, les Kurdes ont dû se placer sous la protection de la Russie pour éviter de se faire massacrer par la Turquie dans le nord-est syrien. Une alliance qui laisse un goût amer.
Les Kurdes, éternels laissés-pour-compte

Editorial du « Monde ». Lâchés par leurs alliés occidentaux, les Kurdes se retrouvent une fois de plus dans la position des laissés-pour-compte de l’histoire. L’annonce soudaine du président américain, Donald Trump, de retirer les forces spéciales américaines du nord-est de la Syrie les a mis le dos au mur. Pour ne pas être massacrées par l’armée turque et ses supplétifs syriens coutumiers des exactions, les forces kurdes ont dû se placer sous la protection du Kremlin et du régime de Bachar Al-Assad, avec lequel elles ont toujours ménagé leurs relations.

Cette alliance a un goût amer. L’amertume des tomates pourries que les habitants de Kamechliyé, ville majoritairement kurde de l’extrême nord-est de la Syrie, ont jetées sur les véhicules blindés américains en partance vers la frontière irakienne les 20 et 21 octobre.

Pendant plus de quatre ans, les forces kurdes ont été le fidèle bras armé des Occidentaux dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI). Epaulés par leurs alliés américains et français, ces vaillants combattants ont payé un lourd tribut (plus de 10 000 combattants et combattantes) à la lutte...

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