Les barrages alimentent en eau et en électricité des millions d'Africains. Une étude montre qu'ils sont aussi les pires alliés du paludisme, provoquant jusqu'à 1,7 millions de cas annuels.
Les barrages, réservoirs de paludisme en Afrique

Les barrages hydrauliques sont-ils à la fois, la meilleure et la pire des choses ? Une étude menée en Afrique sur quatre grands bassins fluviaux leur impute entre 0,9 et 1,7 million de nouveaux cas de paludisme chaque année. Or le continent africain représente 94% des 400 000 décès annuels dus à la maladie. L’Afrique "supporte une part disproportionnée de la charge palustre mondiale", affirme l’OMS.

Les barrages sont pourtant indispensables pour assurer la fourniture en eau et en électricité de nombreuses régions. D’ailleurs les constructions et les projets ne manquent pas à travers le continent. L’étude a porté sur quatre grands fleuves d’Afrique subsaharienne : la Volta en Afrique de l’Ouest, le Limpopo et le Zambèze en Afrique australe, et le bassin de l’Omo-Turkana en Afrique de l’Est.

Plus de 5000 barrages sur 4 fleuves

Les chercheurs y ont ainsi répertorié 4907 petits barrages et 258 grands barrages autour desquels vivent quinze millions d’habitants, à une distance de moins de 5 kilomètres du réservoir de retenue. 5 km étant la distance de vol maximale que peut effectuer un moustique. Puis ils ont recherché pour ces zones retenues, le...

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