Les taux de particules PM10 et PM2,5 mesurés à la station souterraine située entre les gares de l'Est et du Nord sont au-dessus du niveau maximal réglementaire.
Les agents de la gare parisienne de Magenta inquiets de la qualité de l’air

Des arrêts de travail pour asthme, rhinites à répétition, sinusites invalidantes ; un droit d’alerte déposé pour exposition des agents SNCF à des niveaux de particules et de poussières très au-delà des valeurs limites… Les cheminots de la gare de Magenta, une station souterraine entre les gares de l’Est et du Nord s’inquiètent, depuis plusieurs mois, de la piètre qualité de l’air qu’eux et les usagers du RER E respirent.

« Depuis 2018, les taux de particules sont supérieurs à ce qu’ils étaient [en 2016 et en 2017] », explique Emmanuelle Bigot, déléguée SUD-Rail à Magenta, en se fondant sur les niveaux de présence dans l’air des particules PM10 et PM2,5 mesurés par un appareil installé sur une des voies.

La situation est devenue alarmante à l’été 2019, en raison des travaux du RER E, un chantier majeur de la SNCF, en l’occurrence un rabotage de quais et de tunnels entre Haussmann- Saint-Lazare et Magenta, qui a généré énormément de poussière de béton. Les pics d’émissions ont alors explosé à la reprise du trafic, jusqu’à atteindre près de 1 000 microgrammes (μg) par mètre cube (m3) d’air,...

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