Si le parti de Marine Le Pen a réussi à décrocher 89 sièges à l'Assemblée nationale, une performance historique, c'est que la plupart des électeurs ont renoncé à lui opposer le fameux « front républicain », relégué à une expression pour plateaux de télé.
Législatives : une nouvelle étape de la diabolisation du RN

On l’a déjà décrété cent fois : le Rassemblement national est dédiabolisé, à mille lieues de l’époque des outrances de Jean-Marie Le Pen. Pourtant, dimanche, le parti de Marine Le Pen pourrait bien avoir franchi l’une des ultimes étapes de ce processus de longue haleine. S’il a réussi à décrocher 89 sièges à l’Assemblée nationale, une performance historique, c’est que la plupart des électeurs ont renoncé à lui opposer le fameux « front républicain », relégué à une expression pour plateaux de télé.À LIRE AUSSI : Législatives : la nouvelle carte de France du Rassemblement NationalAu contraire, certains se sont même servis du bulletin RN pour faire barrage à un autre épouvantail. Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, élu député de la 8e circonscription de Moselle, l’a constaté, lui qui a battu au second tour un candidat de la Nupes : « J’ai entendu beaucoup de témoignages de gens qui ont voté pour La République en marche au premier tour, puis pour moi au second tour, parce qu’ils ne voulaient pas du parti du burkini et du désarmement de la police. Quelques dinosaures de la politique s’accrochent encore à cette histoire de “plafond de verre” et de “front républicain”, mais les...

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