Les partis qui se veulent les authentiques messagers du courroux des Français ont obtenu une vitrine inespérée. De quoi permettre d'envisager un autre exutoire que la rue pour les angoisses hexagonales.
Législatives : plus de diversité à l'Assemblée, moins de gilets jaunes dans la rue ?

Les défenseurs de la proportionnelle intégrale avancent souvent l’argument suivant : le scrutin majoritaire à deux tours, en offrant systématiquement un bloc écrasant au président fraîchement élu, empêche la colère sociale d’avoir sa pleine expression dans l’enceinte du Parlement. En mettant Emmanuel Macron en difficulté à l’Assemblée nationale le 19 juin, en conférant aux Insoumis et au RN une plus juste représentation parlementaire, les Français ont soumis ce grief à sa première mise à l’épreuve du XXIe siècle.À LIRE AUSSI : Retraites, chômage, Code du travail : Macron promet le retour du rouleau compresseur socialLes schémas en demi-camembert détaillant la composition de l’Hémicycle, qui pullulent dans la presse, donnent à voir une nouvelle réalité politique. Les partis qui se veulent les authentiques messagers du courroux des Français – social, économique, sécuritaire, environnemental – ont obtenu une vitrine inespérée. Pour cinq ans, si d’aventure Macron acceptait de gouverner en l’état. De quoi permettre d’envisager un autre exutoire que la rue pour les angoisses hexagonales.À LIRE AUSSI : Camille Peugny : "La colère d'avant le coronavirus s'est amplifiée"Est-ce toutefois...

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