Kyaw Zin Win, bibliothécaire à l'Université impériale birmane, s'est suicidé à l'âge de 26 ans après avoir posté un dernier message sur Facebook.La communauté LGBTQ naissante en..

Kyaw Zin Win, bibliothécaire à l'Université impériale birmane, s'est suicidé à l'âge de 26 ans après avoir posté un dernier message sur Facebook.

La communauté LGBTQ naissante en Birmanie a appelé mardi à dépénaliser l'homosexualité et lutter contre le harcèlement après le suicide d'un jeune gay qui a raconté sur Facebook le calvaire infligé par des collègues homophobes dans l'université où il travaillait.

Les relations homosexuelles restent illégales en Birmanie, aux termes des lois héritées de l'époque coloniale, et même si le premier festival LGBT a été autorisé l'an dernier, les groupes militants dénoncent l'homophobie et les discriminations persistantes dans ce pays socialement conservateur.

"Les mots peuvent tuer, c'est un meurtre"

Kyaw Zin Win, bibliothécaire à l'Université impériale birmane, s'est suicidé à l'âge de 26 ans après avoir posté un dernier message sur Facebook, adressé à sa famille et à ses amis. Il dénonce un pays «où les supérieurs oppriment ceux qui sont sous leurs ordres» et raconte comment ses collègues l'ont harcelé.

Selon lui, ses chefs l'ont obligé à révéler son homosexualité et diffusaient des captures d'écran montrant des messages sur des chats pour montrer que ses collègues se moquaient de lui. Les posts du jeune homme sur Facebook ont été partagés des milliers de fois, accompagnés de commentaires indignés. «Les mots peuvent tuer (...), c'est un meurtre», écrit ainsi Hein Aung...

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