La crise sanitaire a révélé une génération d'intellectuels qui, au croisement de la philosophie et de l'anthropologie, repensent notre rapport au vivant. Si vous avez manqué la série, voici les cinq entretiens publiés ces derniers jours.
Le souci écologique à la source d’une révolution intellectuelle française

Le désastre écologique a provoqué un bouleversement idéologique. Peut-être même une révolution intellectuelle. Au cœur d’une vie des idées qui a parfois tendance à ronronner, le souci planétaire crée en tout cas un salutaire appel d’air. De la catastrophe nucléaire de Fukushima à la fonte du permafrost de l’Alaska, des espoirs déçus de la COP21 à la crise inattendue liée au Covid-19, la pensée s’est décentrée, renouvelée, régénérée afin de relever le défi de penser dans un monde abîmé. Une nouvelle génération d’auteurs est en train d’éclore sur la crise du capitalisme, les décombres du soviétisme et les impasses du productivisme. Des intellectuels de terrain, souvent, qui se sont frottés à l’ethnologie et formés à l’anthropologie. Ancrés dans des territoires – ou reliés à ceux-ci – qu’ils défendent à l’aide de nouveaux concepts.

La banquise a fondu et les digues ont sauté

En France, le terrain avait été défriché par quelques pionniers. Michel Serres avait chahuté la philosophie du droit avec Le Contrat naturel (Flammarion, 1990). Le botaniste Jean-Marie Pelt avait popularisé la « vie...

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