Najwa El Haïté, vice-présidente et porte-parole de Territoires de Progrès, et Catherine Lefèvre, déléguée au pacte républicain et à la laïcité de Territoires de Progrès, demandent à la France d'activer ses canaux diplomatiques pour défendre la conception française de la laïcité, souvent « dénigrée ou caricaturée » à l'étranger.
"Le réseau diplomatique français doit se mobiliser pour défendre la laïcité"

La laïcité fait partie des idées et des principes sur lesquels s’appuie notre République. Elle est une composante fondamentale de notre Pacte républicain. La loi de 1905 « concernant la séparation des Églises et de l'État » assure la liberté de conscience et constitue une forme de traité de paix religieuse qui a résisté au temps, même si elle nécessite parfois des ajustements, les derniers en date d’août 2021 avec la loi « confortant le respect des principes de la République ».Cette conception, tant politique (l’État est neutre sur les questions religieuses) que philosophique (la religion – ou la négation d’une religion – fait partie de la sphère privée de chacun), mais sans définition juridique formelle ni traduction du mot en langue anglaise, n’est pas partagée par tous. Dans le monde, et singulièrement au sein des institutions internationales, la laïcité est souvent mal comprise. Elle est parfois même dénigrée, caricaturée et diabolisée.Au sein de l’ONU, le Comité des droits de l’homme est censé surveiller la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques par les États. Au moins à deux reprises, ce Comité a mis en cause la France sur des questions...