La cour d'appel de Paris a accordé à deux journalistes ayant vingt-deux ans d'ancienneté le droit de faire jouer la clause de conscience. La décision de la justice risque de coûter 200 000 euros au journal.
Le quotidien « Présent » de nouveau en difficultés

La querelle entre anciens et modernes qui s’est jouée chez Présent en 2014 achèvera-t-elle le quotidien d’extrême droite français ? Fondée en 1982 par des catholiques traditionalistes, la publication a connu il y a six ans un important schisme. Un an après la mort de l’un de ses fondateurs, Jean Madiran, une révolution de palais secoue le journal, déjà en proie à d’importantes difficultés financières. Une nouvelle direction se met en place et tente d’ouvrir la ligne éditoriale à d’autres courants de l’extrême droite. Mais une partie de sa rédaction historique quitte le journal, se plaignant de ce nouveau virage.

Six rédacteurs mènent l’affaire en justice. Après un premier procès gagné par Rémi Fontaine, la cour d’appel de Paris a rendu le 14 janvier deux décisions accordant à son ancienne directrice de la publication, Jeanne Smits, vingt-six ans de maison, et à son mari, Olivier Figueras, vingt-deux ans d’ancienneté, le droit de faire jouer la clause de conscience, qui permet aux journalistes de démissionner en bénéficiant des droits au chômage, en cas de désaccord éditorial.

Pour justifier leur départ, le...

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