Dans une tribune, Bernard Accoyer, président de l'association Patrimoine nucléaire et Climat-France (PNC), Louis Gallois, président du conseil d'orientation de PNC-France, et Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique, estiment que la France se doit de rassembler les États européens qui partagent nos choix en termes de nucléaire afin d'exiger le respect des traités.

C’est autour de l’énergie – le charbon (Communauté européenne du charbon et de l’acier, 1951), puis le nucléaire (Euratom, 1958) – que l’Europe s’est construite. Soixante-dix ans plus tard, c’est sur l’énergie qu’elle court le risque d’une déconstruction dans l’affrontement entre les États sur les choix énergétiques, bien que ceux-ci relèvent de la subsidiarité (Maastricht, 1992).La France, grâce au nucléaire, est leader des pays du G7 et coleader avec la Suède dans l’Union européenne pour la faiblesse relative de ses émissions de gaz à effet de serre par habitant. Outre le Royaume-Uni, 12 pays européens, dont la France, souhaitent garder l’option nucléaire ouverte. Les énergies renouvelables seules ne peuvent répondre à tout moment à la demande en l’état actuel des technologies, compte tenu de leur intermittence. Or cette demande doit augmenter fortement en raison de l’indispensable électrification de tous les usages, pour atteindre, si possible, la neutralité carbone en 2050.De son côté, l’Allemagne a décidé, en 2011, pour des raisons de politique intérieure, de sortir du nucléaire en 2023, la sortie du charbon étant ­prévue pour 2038. Ce choix entraîne la prolongation...

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