D'un côté, un film iranien bouleversant sur la peine de mort dans les salles : « Le diable n'existe pas », de Mohammad Rasoulof. De l'autre, la nouvelle fiction envoûtante d'une grande cinéaste diffusée sur Netflix : « The Power of the Dog », de Jane Campion. Zoom sur deux films majeurs de cette fin d'année.
"Le diable n’existe pas", "The Power of the Dog" : Jane Campion et l'Iran sur vos écrans

« Le diable n’existe pas » : Mohammad Rasoulof contre l’oppressionIl a tout connu dans son pays et surtout le pire : la censure, l’interdiction de sortie du territoire, les condamnations à des peines de prison. Malgré les contraintes de toutes sortes, Mohammad Rasoulof, un des plus talentueux cinéastes iraniens en activité, continue de tourner des films dans la clandestinité. Et quels films ! Après avoir, entre autres, autopsié les désirs d’exil d’une Iranienne ordinaire (Au revoir) et la corruption sévissant dans son pays (Un homme intègre), le cinéaste évoque aujourd’hui un autre sujet « tabou » : la peine de mort.Un sujet qui obsède les cinéastes locaux puisque, avant de découvrir le 15 décembre la nouvelle fiction de Asghar Farhadi (Un héros) qui évoque allusivement le douloureux « sujet », ce dernier était récemment au cœur d’autres films iraniens : La loi de Téhéran, de Saeed Roustayi, un des succès surprises de l’été dernier dans les salles de l’Hexagone, et Le pardon, de Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha, sorti en octobre.Dans Le diable n’existe pas, un « film à sketches » d’un genre évidemment singulier, Mohammad Rasoulof met successivement en scène quatre histoires...