Dans un rapport, Jacques Toubon met en cause des actes de policiers à l'encontre de jeunes habitants noirs et arabes, ou perçus comme tels, entre 2013 et 2015.
Le Défenseur des droits dénonce un cas de "discrimination systémique" par la police à Paris

Une situation de "harcèlement discriminatoire". Dans une décision datée du 12 mai que Mediapart et Le Monde (édition abonnés) se sont procurée et dont ils rendent compte mercredi 3 juin, le Défenseur des droits Jacques Toubon plaide pour une analyse "systémique" des discriminations subies par 18 habitants noirs, arabes, ou percus comme tels, dans le 12e arrondissement de Paris, entre l'été 2013 et 2015.

Cette observation intervient dans le cadre d'une procédure civile lancée contre l'Etat en juillet 2019 par ces habitants, mineurs au moment des faits, précise Libération. Ils dénoncent des contrôles d'identité abusifs et répétés, des insultes –"sale noir", "connard", "Libanais de merde", "babine de pneus"–, des palpations pouvant s'apparenter à des agressions sexuelles ainsi que des violences, décrit Mediapart.

L'Etat assigné pour "faute lourde"

Quatre ans plus tôt, en 2015, ces habitants avaient déposé une plainte commune pour "violences aggravées", "agressions sexuelles aggravées", "séquestrations et arrestations arbitraires" et "discrimination" visant des policiers du Groupe de soutien des quartiers (GSQ), surnommés les "tigres", en référence...

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