ENTRETIEN – Depuis le début de l'épidémie et des mesures de quarantaine, on ne cesse de répéter que la nature reprend ses droits. Qu'en est-il réellement ? Quelles conséquences aura cette crise sanitaire sur le climat ? Nous avons posé la question à François Gemenne, chercheur-membre du GIEC.
"Le climat n’a pas besoin d’une année blanche mais de mesures sur la durée", le leurre des bienfaits environnementaux du confinement

Aujourd’hui, face à la pandémie de Covid-19, plus de la moitié de l’humanité a pour consigne de rester à domicile et l’activité industrielle tourne au ralenti, voire pas du tout. Résultat, la pollution au dioxyde d’azote (NOx) a nettement diminué au-dessus des grandes villes européennes. Même chose en Chine, où la pollution au dioxyde de carbone (CO2) aurait baissé de 30 % ces dernières semaines. 

C’est littéralement du jamais-vu : la planète respire à nouveau. Tandis que certains scientifiques y voient une aubaine pour le climat, d’autres s’inquiètent des conséquences de cette crise sanitaire sur le long terme. C’est le cas de François Gemenne, membre du GIEC, chercheur à l’université de Liège et spécialiste de la gouvernance du climat. Entretien. LCI : Les mesures de confinement entraînent déjà une baisse considérable de la pollution de l’air et des émissions de gaz à effet de serre. Peut-on parler de répit pour la planète (...)

Vous aussi vous avez un peu de temps devant vous ? Profitez de 30 jours d'essai gratuit à Prime Video pour voir et revoir tous les films et séries préférés.

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !