Les débats ont eu lieu sans violence et avec une liberté d'expression dont se réjouissent les observateurs locaux. Mais la menace du jihadisme reste un sujet d'inquiétude majeur et de divisions.
Le Burkina Faso élit son président après une campagne ouverte, mais dans un contexte sécuritaire tendu

Le Burkina Faso vote dimanche 22 novembre pour élire à la fois son président et les 127 députés de l’Assemblée nationale. Près de 7,8 millions d’électeurs sont appelés à voter (deux millions de plus qu’il y a cinq ans). Des problèmes d'insécurité liés au terrorisme risquent de limiter la participation dans certains territoires, mais la campagne électorale s'est plutôt bien déroulée.

Un pays apaisé sur le plan politique

Alors que dans plusieurs pays africains voisins, les élections entraînent violences et colère, au Burkina Faso, le climat politique est resté pacifique. La commission électorale a validé l’ensemble des candidatures : 13 candidats, dont une seule femme. Majorité et opposition ont pu mener campagne et faire entendre leurs arguments.

Surtout, la liberté d'expression a nettement progressé dans le pays en cinq ans, explique Saodo Adamar, qui soutient le président sortant Roch Marc Christian Kaboré : "Franchement, ça fait longtemps que j'ai vu une campagne aussi ouverte et les acteurs jouent très bien leur rôle. Vous savez qu'on est sortis d'une insurrection et durant les cinq ans de ce président-là, on n'a vu personne...

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