Editorial. Si les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 n'ont fait que rendre plus urgente la restructuration du groupe, l'exercice ne peut se limiter à tailler dans les coûts. Il doit établir une stratégie de rebond claire.
L’avenir incertain de Renault

Editorial du « Monde ». Voilà longtemps que Renault n’est plus une « vitrine sociale ». Néanmoins, le groupe, en grande difficulté, doit se livrer à un exercice d’équilibrisme consistant à trouver les moyens de sa survie, tout en donnant des gages à l’Etat, son premier actionnaire, pour que la potion ne soit pas trop amère pour les salariés.

La première étape d’une longue série d’obstacles a été franchie, mardi 2 juin, avec la signature par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, d’un prêt garanti par l’Etat de 5 milliards d’euros. Cette facilité de crédit, qui devenait vitale au regard de la situation financière de Renault, a été obtenue contre l’engagement de préserver l’emploi et le niveau d’activité sur le site de Maubeuge (Nord).

La reconfiguration de cette usine, dont la production doit être transférée vers celle de Douai (Nord), fait partie d’un plan de réduction des coûts beaucoup plus large. Annoncée le 29 mai, cette restructuration prévoit la suppression de 15 000 postes, dont 4 600 en France. L’activité des sites de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) et de Dieppe (Seine-Maritime) doit...

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