L’autre leçon allemande

Renault, Alinéa, Naf Naf, La Halle, André… La liste des entreprises contraintes de fermer des magasins, des usines ou, pire, d’être placées en redressement judiciaire s’allonge de jour en jour. Redoutées, les conséquences économiques de la crise sanitaire se font désormais durement sentir. Et encore, il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg. Derrière ces grandes marques, combien de TPE ou de PME mettant la clé sous la porte ?

Aucune grande économie n’échappe à cette lame de fond. Pas même la puissante Allemagne. Nonobstant le plan de relance européen proposé avec Paris, Berlin n’a pas hésité à mettre 1200 milliards d’euros sur la table pour secourir ses entreprises. Pour l’instant, c’est trois fois plus que ce qu’a annoncé la France. Mais la comparaison entre nos deux pays ne se résume pas qu’à des chiffres.

Coresponsabilité. En Allemagne, pas de débat sur l’ISF pour faire payer les grands méchants loups capitalistes soupçonnés de profiter des mesures de soutien aux entreprises sur le dos des travailleurs. Outre-Rhin, pas de lutte idéologique entre les syndicats (un seul par branche) et le patronat. Il peut y...

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