Le candidat à la députation se fait rare, la composition des gouvernements est un casse-tête, même Matignon n'attire plus. Étonnant ? Pas tant que cela, tant ces fonctions deviennent sacrificielles, argumente Philippe Manière.
"L’attractivité des métiers de parlementaire et de ministre est en chute libre : pourquoi ?"

On a longtemps pu plaisanter en politique à propos de cette certitude qu’il n’y avait jamais, nulle part, de pénurie de candidats. Les dernières semaines invitent à penser que ce temps est révolu. La question des investitures pour les législatives a été fortement compliquée par la défection en nombre de députés sortants qui, pourtant souvent jeunes, quittaient la vie politique – une trentaine rien que chez LREM. Le choix du Premier ministre a donné lieu à des allers-retours en quantité inédite entre l’Élysée et des nominés refusant le job. Et le casting du gouvernement aura lui-même été très changeant au gré des défections de personnalités pressenties. L’attractivité des métiers de parlementaire et de ministre est en chute libre.À LIRE AUSSI : Union de la gauche : pourquoi vont-ils tuer Jaurès ?Pourquoi se détourne-t-on de plus en plus de postes qui, jadis, faisaient rêver ? Les explications ne manquent pas. Mais l’une d’entre elles, triviale, a son importance, et les témoignages off en ce sens abondent : la carrière politique est de plus en plus sacrificielle. En 2002 : fin des rétributions officieuses avec la suppression des fonds secrets dans les ministères. En 2012 : réduction...

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