NI VU NI CONNU - La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) -qui devait s'arrêter en 2024- a été prolongée de neuf ans dans le cadre d'un projet de loi sur la dette sociale voté à l'Assemblée. Pour certains, il s'agit d'une façon détournée d'augmenter les impôts alors qu'Emmanuel Macron vient d'assurer qu'il n'alourdirait pas la pression fiscale.
L'air de rien, la CRDS se mue en impôt-Covid pour renflouer le trou de la Sécu

Il ne s'agit certes pas à proprement parler d'une augmentation d'impôt. Mais la décision de prolonger pendant neuf ans la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) maintient de fait une pression fiscale qui aurait dû s'alléger. Cette  taxe, créée en 1996 et qui devait être prélevée à hauteur de 0,5% sur les salaires jusqu'en 2024, pourrait finalement perdurer jusqu'en 2033.

L'Assemblée nationale a en effet voté dans la nuit de lundi 15 juin à mardi 16 juin un projet de loi qui ajoute au trou de la Sécu 136 milliards d'euros de dettes liées à la crise du coronavirus. En ouverture des débats, dont les grandes lignes sont rapportées par l'AFP, le secrétaire d'Etat Adrien Taquet a revendiqué "un acte de responsabilité" après un "choc sans précédent". Mais des groupes d'opposition, tels que les communistes ou Insoumis, ont cependant jugé "injustifié" et "absurde" de transférer les dettes du Covid-19 sur les comptes (...)

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