L'ex-ministre de la Justice Robert Badinter a prononcé un discours au Panthéon dans lequel il plaide pour l'extension à l'échelle planétaire de l'abolition de la peine de mort, quarante ans après en avoir été l'artisan en France. Philosophe et porte-parole francophone du Comité international contre la peine de mort et la lapidation (« One Law For All »), Daniel Salvatore Schiffer loue dans une tribune cet engagement sans faille, humaniste et fort, de l'ancien garde des Sceaux.
"L’abolition universelle de la peine de mort est un enjeu de civilisation !"

« Une honte pour l’humanité ». Par ces mots justes et forts, Robert Badinter, ancien ministre de la Justice sous la présidence de François Mitterrand et, à ce titre, artisan de l’abolition de la peine de mort en France, loi votée il y a tout juste quarante ans, le 9 octobre 1981, s’est exprimé pour définir, dans toute son indescriptible horreur, la peine de mort !Ce magnifique mais, surtout, puissant discours, Robert Badinter, l’un des hommes aujourd’hui les plus respectés de son pays, vient de le tenir, avec une éloquence doublée d’une verve non moins appréciable. Une verve identique à celle qu’on lui a connue autrefois, sous les majestueuses colonnes du Panthéon. Dans ce haut-lieu parisien de la mémoire, la « patrie reconnaissante » s’incline avec déférence devant quelques-uns de ses plus « grands hommes », parmi lesquels Victor Hugo, Émile Zola, Jean Jaurès, André Malraux, Jean Moulin, Voltaire et Rousseau, mais aussi quelques « grandes femmes », dont Marie Curie, Simone Veil et, prochainement, Joséphine Baker.Réveiller les consciencesRobert Badinter, dont on ne louera jamais assez l’admirable sens de l’humanisme, est fait de la même pâte, élevée et généreuse à la fois, que ces...

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