Daniel Keller condamne un "faux-procès" fait à l'École nationale de l'administration dont il est le président des anciens élèves. "On ne peut pas faire porter aux grandes écoles les échecs du système scolaire français depuis des décennies".
La suppression de l'ENA est "inopportune" alors qu'une "transformation considérable" est déjà en cours, estime le président de l’association des anciens élèves

La suppression de l'ENA qui doit être annoncée jeudi 8 avril est une "mesure inopportune" alors qu'une "transformation considérable" de l'École est déjà en cours, a réagi sur franceinfo Daniel Keller, président de l’association des anciens élèves de l’École nationale de l'administration. D’après lui, "la critique de l'entre-soi" à l'ENA est un faux procès, car "on ne peut pas faire porter aux grandes écoles les échecs du système scolaire français depuis des décennies". Il souligne le fait que l'ENA est déjà en train de se réformer, et estime que des "décisions intempestives" pourraient "perturber une transformation à l'œuvre".

La réputation élitiste de l'ENA, est-ce un faux procès qui est fait à cette école ?

Daniel Keller : L'élitisme des grandes écoles, c'est un élément essentiel de la méritocratie républicaine, donc on ne peut pas comme ça jeter aux orties cet élitisme. En ce qui concerne l'ENA, depuis les annonces du président de la République, toutes les transformations sont en cours pour démocratiser son accès, pour diversifier son recrutement. Ce n'est pas en rayant d'un trait de plume le nom de l'École d'administration que...

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