La recherche scientifique, qui fournit pourtant des éléments essentiels à la vie démocratique, n'apparaît que très marginalement dans les confrontations d'idées et d'arguments. L'esquisse de campagne présidentielle qui se dessine ces jours-ci en fournit une illustration confondante.
La science française au risque de l’effacementAFP

Editorial. Où que l’on regarde, le paysage s’assombrit. Peu à peu, le rayonnement de la science française s’éteint sur un panorama de la recherche mondiale où elle s’inscrit comme une puissance de plus en plus moyenne. Faiblesse des financements publics, de la part du PIB qui lui est consacrée, du nombre des publications, des salaires et des postes proposés : les raisons de cette descente apparaissent nombreuses dans le dossier spécial que nous lui consacrons, à l’occasion du numéro qui marque les 10 ans de notre supplément « Science & médecine ». Non pour se complaire dans le déclinisme, mais pour prendre la juste mesure des risques que comporte une telle tendance, rendue récemment si concrète par nos retards face au Covid-19.

En bonne logique, cet affaissement aurait dû se situer au centre des préoccupations des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années, tout autant qu’il devrait constituer l’un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle qui s’ouvre. Ce n’est pas le cas. Les gouvernants actuels, comme leurs prédécesseurs, ont certes prononcé des paroles volontaires, et parfois lancé des plans...

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