L'article 4 de la proposition de loi bioéthique, voté par l'Assemblée dans la nuit de mercredi à jeudi, génère une filiation homoparentale. Ses promoteurs invoquent l'égalité des droits entre les familles. Ses détracteurs déplorent la disparition de la dimension biologique de la famille et la dualité père-mère.
La PMA pour toutes adoptée à l’Assemblée : les enjeux de la filiation

Dans la nuit de mercredi à jeudi 10 juin, les députés ont voté le projet de loi bioéthique en 3ème lecture à l'Assemblée, dont la PMA pour toutes à 83 voix, contre 43 et 3 abstentions. Mercredi, l'article 4 était au cœur des échanges. Les députés ont débattu entre deux systèmes de filiation. Le premier - défendu par le Sénat - est une filiation entre la mère qui accouche et le donneur. La mère qui n'accouche pas opterait pour une adoption simple. Le second - stipulé dans le texte de l'Assemblée - vise à créer une filiation entre deux mères - celle qui accouche et celle qui n'accouche pas - en excluant le donneur. Concrètement, les deux femmes qui souhaitent avoir un enfant auraient à passer devant le notaire. Celle qui n'accouche pas signerait un acte notarial de « reconnaissance anticipée conjointe ».Un basculement civilisationnel. De fait, cette création d'une nouvelle filiation évacue la dimension génétique. Historiquement, la famille est déterminée par la biologie – sauf dans le cas de l’adoption. Actuellement, Larousse la définit ainsi : « Ensemble formé par le père, la mère (ou l'un des deux) et les enfants », « Ensemble des générations successives descendant des mêmes...

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