Trente-cinq parlementaires, des députés et sénateurs de la majorité comme de l'opposition, ont écrit au président Emmanuel Macron pour demander que Paris s'oppose à la candidature du général émirati Ahmed Nasser Al-Raisi à la tête d'Interpol. Ce dernier est accusé d'actes de tortures par de nombreuses ONG défenseures des droits de l'Homme. Le député du Rhône Hubert Julien-Laferrière (non inscrit, ex-LREM), à l'origine de cette action, répond à Marianne.
"La France ne doit pas accepter un tortionnaire à la tête d'Interpol"

Marianne : Comment avez-vous eu vent de cette affaire ?Hubert Julien-Laferrière : Je suis personnellement concerné car Interpol se trouve précisément dans ma ville, à Lyon. Une dizaine d’ONG avaient signé un premier texte il y a quelques mois dont Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International pour avertir de cette candidature suspecte. J’avais également suivi de près le cas de l’opposant politique Ahmed Mansoor emprisonné dans quatre mètres carrés dans une geôle aux Émirats arabes unis depuis plus de quatre ans. Je me suis donc demandé comment un tel profil pouvait aujourd’hui candidater dans une sorte de consensus au sein même d’Interpol pour devenir le président d’une institution des plus respectables. J’ai donc envoyé une première lettre au président Emmanuel Macron en début d’année, mais je n’ai reçu aucune réponse.__J’écris à @EmmanuelMacron pour l’alerter sur la candidature à la tête d’#INTERPOL du Général #AlRaisi haut gradé de la Police des #Emirats en grande partie responsable du calvaire infligé à l’opposant Ahmed #Mansour et à de nombreux prisonniers d'opinion émiriensThread ⤵️ https://t.co/OXz6uTXnQ2— Hubert J-LAFERRIERE (@hub_laferriere) June 17, 2021...

En participant à notre grand jeu de l'été, remportez des chèques cadeaux d'une valeur de 500 € et un mois gratuit à notre offre de divertissement Hedony !