La 47e foire internationale d'art contemporain de Paris ouvre ses portes ce jeudi. Fidèle à un rituel immuable, le public se pressera dans les allées après avoir payé un droit d'entrée de 40 euros, pendant que les galeries « en ville », pourtant gratuites, peinent à attirer le chaland toute l'année. Qu'en pense le sociologue Alain Quemin, auteur de l'ouvrage « Le monde des galeries - art contemporain, structure du marché et internationalisation » ?
La Fiac n’est-elle qu’une affaire de gros sous ?

Marianne : Les foires d'art contemporain ont, depuis les années 1990 et singulièrement depuis 2008, connu une prolifération et un essor qui en font des passages obligés pour les galeries les plus en vue. En orientant leur stratégie de vente vers ces foires, certaines, écrivez-vous, peuvent y réaliser jusqu'à 70 à 80 % de leurs ventes…Alain Quemin : Lorsque j’ai étudié les foires d’art contemporain à la fin des années 2000, ces manifestations étaient déjà importantes, mais leur rôle restait limité par rapport à ce qu’il est devenu juste avant le début de la pandémie. En 2008, presque aucune galerie n’était présente à plus de dix foires par an ; la norme se situait plutôt autour de cinq ou six. Désormais, les galeries les plus en vue participent à une douzaine de foires chaque année, et certaines s’affichent même dans une vingtaine de salons !À LIRE AUSSI : Art contemporain : le meilleur et (surtout) le pireLes foires se disputent les mêmes marchands d’art les plus prestigieux, qui eux-mêmes se disputent les mêmes acheteurs réputés. L’atout de la Fiac, c’est Paris ! Une ville qui dispose d’un très bon réseau de galeries auxquelles cette manifestation rituelle permet de rencontrer...

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