La sociologue australienne Madeleine Pape, ancienne coureuse de haut niveau, défend l'idée que la crise du coronavirus remet au grand jour les disparités entre le sport professionnel masculin et féminin.
« La crise actuelle, occasion unique de rendre le sport plus équitable » entre hommes et femmes

Face à la crise économique engendrée par le coronavirus, se pose la question de la fragilité du sport professionnel féminin. Va-t-on assister au renforcement des inégalités de genre au sein du sport mondial ou au contraire à un développement des pratiques féminines ? La sociologue australienne Madeleine Pape, de l’université américaine de Northwestern, plaide pour un changement de paradigme vers une féminisation accrue du sport professionnel.

Dans une tribune au Guardian en mars, vous vous inquiétiez de ce que la crise économique due au coronavirus stoppe la croissance du sport féminin. Redoutez-vous que celui-ci serve de variable d’ajustement ?

J’espère que non, mais on s’aperçoit que le soutien réel au sport professionnel féminin est relativement faible. Les clubs féminins ont été agrégés à des clubs auparavant exclusivement réservés aux hommes, dans une sorte d’exercice de relations publiques et de démonstration de bonne volonté de la part de ces derniers, plutôt que dans un véritable investissement dans le sport féminin. Les clubs féminins seront toujours considérés comme un projet « pesant » que l’on tolère...

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