Dans la mesure où l'« instance de contrôle parlementaire », annoncée par Emmanuel Macron, lors du Beauveau de la sécurité, n'examinera pas directement les enquêtes de l'IGPN, cette réforme n'est pas susceptible de rétablir la confiance des citoyens envers cette institution, critiquée pour sa partialité.
La confiance en la police suppose un contrôle indépendant

Editorial du « Monde ». Emmanuel Macron a clôturé, mardi 14 septembre, le Beauvau de la sécurité, une concertation avec les acteurs de la sécurité publique qu’il avait lui-même lancée en décembre 2020 pour répondre au malaise suscité par les affaires de violences policières et les manifestations houleuses contre la loi « sécurité globale ». Ses arbitrages sont loin d’être négligeables : une loi de programmation visant les nouvelles formes de délinquance, une présence renforcée des policiers sur le terrain, une rallonge de 1,5 milliard d’euros pour le ministère de l’intérieur dans le budget 2022.

Dans un domaine crucial et ultrasensible politiquement, en revanche, le président de la République a nettement manqué d’audace et d’ambition : l’« instance de contrôle parlementaire des forces de l’ordre », dont il va proposer la création aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ne répond pas à l’exigence de doter la France d’une instance de contrôle des forces de l’ordre – police et gendarmerie – capable de rétablir la confiance des citoyens envers les institutions dont la raison d’être...

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