Un jeune adulte sort de prison, retrouve sa mère malade et dépendante, tente de se réinsérer, mais retombe dans la petite délinquance : le schéma est classique, mais il sert un premier film très maîtrisé. 
"K contraire" : Sandrine Bonnaire dans un thriller social intense

Premier film de Sarah Marx, K contraire bénéficie de la présence de Sandrine Bonnaire dans le rôle d’une mère dépressive chronique frôlant Alzheimer, qui retrouve son fils sorti de prison. La jeune réalisatrice, au scénario et derrière la caméra, signe un film d’une belle écriture, qui flirte avec le naturalisme sans trop en faire. Le spectateur est en prise directe avec des personnages pris dans l’engrenage implacable d’un carcan social irrépressible.

Cercle vicieux

Ulysse (Sandor Funtek), 25 ans, sort de prison et retrouve sa mère (Sandrine Bonnaire) dans leur petit appartement parisien du XVIIIe arrondissement. Il s’occupe d’elle comme aidant, en raison de ses pertes de mémoire, et cherche des petits boulots pour se réinsérer dans la société. Jusqu’à ce que son meilleur ami David (Alexis Manenti) lui propose un coup sûr : installer un food truck sur une rave party avec des boissons dopées à la kératine, un puissant psychotrope apprécié des raveurs…

Le sujet de la réinsertion est coutumier d’un cinéma social flirtant avec le polar. Sarah Marx l’agrémente d’une mère veuve et dépressive qui doit être continuellement assistée....

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