Editorial. Même si de lourdes difficultés en matière de preuves seraient à surmonter, et même si bien des défis seraient à relever, il en va de la dette de justice envers les familles des victimes des attentats, et de la crédibilité des pays occidentaux dans leur défense des droits humains fondamentaux.
Juger en France les djihadistes français

Editorial du « Monde ». Que faire des quelque 450 ressortissants européens engagés dans le djihad aux côtés de l’organisation Etat islamique (EI), aujourd’hui détenus dans le nord de la Syrie ? Depuis des mois, le dilemme sur leur sort rel="nofollow">met en balance deux issues : encourager leur transfert en Irak et déléguer à ce pays la charge de les juger, ou accepter leur rapatriement et leur comparution devant des tribunaux européens.

S’agissant des djihadistes français, Paris craint les réactions de l’opinion publique, encore sous le choc des attentats, et défend fermement la première hypothèse. Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, l’a réaffirmé le 14 novembre, à Washington : les djihadistes français doivent « être jugés au plus près des crimes qu’ils ont commis ».

La France, dont les ressortissants sont les plus nombreux parmi les djihadistes issus des pays occidentaux, tente de négocier avec Bagdad l’organisation de procès moyennant contribution financière. Jamais, jusqu’à présent, l’exécutif présidé par Emmanuel Macron n’a envisagé officiellement de rapatrier, pour les juger selon le droit...

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