L'une des dispositions les plus discutées du texte confortant le respect des principes de la République concerne l'instruction en famille, qui devra désormais faire l'objet d'une autorisation. La création de ce « régime dérogatoire » « rate sa cible », ont argué les députés d'opposition.
Jean-Michel Blanquer maintient sa position sur l’instruction à domicile

« L’enfant n’appartient à personne, et c’est son intérêt qui doit primer », a martelé Jean-Michel Blanquer, le 18 janvier, alors que s’ouvrait l’examen du projet de loi « confortant le respect des principes de la République » devant une commission spéciale de 70 députés. Défendant un texte « équilibré » sur le volet scolaire de la lutte contre les séparatismes, le ministre de l’éducation nationale n’a pas ouvert la voie à une remise en cause des nouvelles modalités – très contestées – de l’école à domicile, pour laquelle les parents devront désormais obtenir une autorisation.

Dans le but affiché de lutter contre la déscolarisation des enfants pour motifs religieux, le texte prévoit en effet un changement de paradigme qui, pour ses détracteurs, remet en cause la « liberté d’enseignement » garantie par la loi sur l’instruction obligatoire de 1882. Alors qu’une simple déclaration suffisait jusqu’ici pour instruire son enfant à domicile, les parents devront désormais justifier leur décision ou présenter un « projet pédagogique » qui sera validé par l’institution.

La majorité divisée

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