Le réalisateur de 37°2 le matin est mort ce vendredi. Auteur de quelques grands succès du cinéma français dans les années 80 (« Diva », « 37°2 le matin »), Jean-Jacques Beineix n'est jamais parvenu à renouer avec ses triomphes initiaux dans les décennies suivantes. Retour sur la carrière d'un cinéaste atypique et souvent mal-aimé.
Jean-Jacques Beineix est mort : un cinéaste populaire… et marginal

Il était né en octobre 1946, dans l’immédiat après-guerre. Il aimait passionnément le cinéma français de l’avant-guerre, celui du réalisme poétique et de Marcel Carné. Il ne jurait que par le pouvoir imaginaire du grand écran et fut l’une des cibles préférées de la critique « officielle » de la fin du siècle dernier qui, toujours sous l’influence de la Nouvelle Vague, considérait ses films comme des sortes clips esthétisants « scandaleusement » étirés sur la longueur de longs-métrages.Peu importait à cet iconoclaste qui, en guise de réponse à ses détracteurs, aimait aggraver son « cas » avec quelques déclarations intempestives. « Il y a souvent plus de recherche cinématographique dans trois minutes de clip que dans une heure et demie de film », racontait-il ainsi avec un sourire goguenard et provocateur.À LIRE AUSSI : Covid, offensive de Netflix et Amazon : "Dans le cinéma français, l'heure est au combat"Le patronyme de Jean-Jacques Beineix n’évoque probablement rien ou peu de choses aux moins de 50 ans, mais la popularité de ce cinéaste atypique fut pourtant exponentielle dans les années 80. Cet ancien élève du lycée Condorcet qui se destinait d’abord à des études de médecine,...