Le constructeur français est en pleine difficulté. Un projet de restructuration a été rendu public vendredi matin. Reportage à l'usine Renault de Flins, un des sites historiques de la marque au losange désormais en sursis.
"Je suis désespéré" : les salariés de l'usine Renault de Flins ne croient plus en l'avenir du site emblématique du constructeur

Entre 12h30 et 13h30, c’est un chassé croisé de voitures qui a lieu, vendredi 29 mai, devant l'entrée de l'usine Renault de Flins, situé à Flins-sur-Seine dans les Yvelines. L'équipe du matin passe le relais à celle de l'après-midi. Les salariés ont appris le contenu des annonces formulées vendredi par Renault au cours d'un comité central social et économique (CCSE) extraordinaire. Le constructeur automobile a annoncé 15 000 suppressions de postes dans le monde, dont 4 600 en France. Mais il n'y aura aucun licenciement sec, jure le groupe. Son plan d'économies de deux milliards d'euros sur trois ans passe aussi par une restructuration industrielle avec notamment des sites menacés et la fermeture de l’usine de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne.

Navire amiral du groupe Renault

Karim, embauché depuis quatre ans, était parmi les présents quand la direction a annoncé la fermeture de l'usine de Choisy-le-Roi, qui comprend 260 salariés pour réparer des moteurs et des boites de vitesses utilisées pour du réemploi. Activité qui sera donc transférée sur Flins, tout comme certaines autres. Karim n'en croyait pas ses oreilles : "Les gens qui ont fait des...

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