La concertation commence aujourd'hui entre gouvernement et professionnels de l'hôpital pour améliorer leurs conditions de travail et de rémunération. Ils sont en effet nombreux, comme Agathe, à arrondir leurs fins de mois dans l'illégalité faute d'un salaire suffisant à l'hôpital public.
"Je suis dégoûtée d'en arriver là" : infirmière à l’hôpital public, Agathe arrondit ses fins de mois en faisant des heures supplémentaires non déclarées

Un salaire de 2 100 euros, après onze ans de carrière : c’est ce que touche Agathe, infirmière dans un service d’urgences d’un hôpital de Nouvelle-Aquitaine. Depuis son divorce il y a un an et demi, cette maman fait des heures supplémentaires "illégalement" comme infirmière dans une association pour s’en sortir. "Je gagne entre 200 et 400 euros de plus par mois grâce à ce job, explique-t-elle. Cela me prend deux ou trois jours par mois et cela permet de bien arrondir les fins de mois."

J’ai réussi à trouver ces heures supplémentaire par le bouche-à-oreille, entre collègues. C’est comme cela qu’on arrive à se débrouiller. Je suis dégoûtée d’en arriver là, de faire cela dans l’illégalité.

Agathe

à franceinfo

Agathe aide en ce moment une autre collègue en difficulté à trouver ces paramédicalisations hors hôpital. Pas le choix vu le salaire. "Vous gagnez 1 500 euros en début de carrière, c’est quand même hallucinant, soupire-t-elle. Nous ce que nous attendons, c’est au moins 300 euros net de revalorisation sur nos salaires." Aujourd’hui, elle pense à quitter l’hôpital public. "Amoureuse de mon métier, je le suis,...

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