Malgré la défiance qu'il a suscitée à sa sortie, le dernier film de Roman Polanski propose une variation distanciée, sans autocomplaisance, du scandale qui ébranla la IIIe République.
« J’accuse » : dans les coulisses de l’affaire Dreyfus

OCS MAX - MERCREDI 16 SEPTEMBRE À 20 H 40 - FILM

En dépit du Lion d’argent remporté à la Mostra de Venise, le dernier film de Roman Polanski n’a pas manqué, à sa sortie, de susciter un certain malaise. Voilà que le réalisateur rattrapé par les affaires présente sa propre variation sur l’affaire Dreyfus, l’un des séismes politiques les plus retentissants de la fin de la fin du XIXe siècle. La perspective que la figure de Dreyfus, celle du bouc émissaire par excellence, puisse donner lieu à une sorte de justification personnelle et prêter le flanc à toutes les confusions, avait en effet de quoi susciter la défiance.

Or, J’accuse se révèle tout autre chose que le couplet autocomplaisant qu’on pouvait craindre. rel="nofollow">Adapté du roman de l’écrivain britannique Robert Harris, le film s’attache moins à la figure de Dreyfus, reléguée au second plan, qu’à celle du colonel Marie-Georges Picquart, chef du contre-espionnage qui mit au jour les irrégularités de la condamnation. En lui emboîtant le pas, le récit adhère à sa contre-enquête et réalise une plongée saisissante dans les arcanes troubles et tortueux de l’affaire,...

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