Condamné pour l'incendie de salles de loto qui concurrençaient la sienne, Jean-Marie V., 72 ans, entend faire appel, convaincu d'être victime d'un complot d'anciens proches. Une lutte fratricide où se croisent hommes de main marseillais, un gendre amateur de coups de poing et rôtis de bœuf.
Incendie, gros bras et rôti de boeuf : à Villeneuve-sur-Vère, la "guerre du loto" fait rage

À Villeneuve-sur-Vère, ce mercredi matin d’octobre, il n’y a pas âme qui vive, ou du moins qui se montre. Tout est suspendu : le temps, les allées, les venues… Et les mots, quand quelques locaux craintifs apparaissent enfin. L’affaire a marqué ce paisible village tarnais de 494 habitants qui place le loto au rang d’institution. Ici, chaque hiver, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, on venait de toute l’Occitanie pour jouer et remporter les gros lots, filets garnis et bons d’achat. Dans les rues, les locaux, le plus souvent retraités, nous le content comme un souvenir enchanté. Appuyé contre un mur en pierre si typique des lieux, à deux pas d’une boulangerie fermée définitivement, comme la plupart des commerces du coin, Daniel, retraité parti puis revenu dans son village de naissance, s’en souvient avec émotion : « Le loto, ici, c’était l’activité incontournable. » Peut-être aussi parce que c’était la seule.Mais c’est un loisir que l’on ne retrouve plus ici depuis peu. En raison d’une histoire de guéguerre entre les propriétaires des salles. Septembre 2021, l’un des villageois, Jean-Marie V., 72 ans, propriétaire de la salle de loto de Villeneuve, est sommé de s’éloigner de cette...

Retrouvez vos produits et commandez en ligne ! High-Tech, Cuisine & Maison et Bien-être, retrouvez nos offres !