UNE SEMAINE APRES - L'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, survenu dans la nuit du 25 au 26 septembre, continue de questionner les habitants de la région, inquiets pour leur santé. Fabrizio Pariselli, expert du CNRS en toxicologie et risques chimiques, nous explique l'"effet cocktail"qui peut compliquer les analyses de l'air et des retombées.
Incendie à Rouen : quel est cet "effet cocktail" qui pourrait expliquer la lenteur des analyses ?

Les odeurs persistent et l'inquiétude monte. Cela fait déjà une semaine que les habitants de Rouen et de ses environs sont confrontés aux conséquences de l'incendie industrielle survenu dans l'usine Lubrizol. Une semaine d'angoisse ponctuée par l'attente de la publication des analyses. "Certaines réponses peuvent arriver tout de suite mais pour d’autres, il faut le temps de l’analyse", avançait Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat sur la Transition Ecologique ce jeudi 3 octobre.

"Les premières analyses ont commencé sur les choses les plus évidentes, l’amiante en particulier, les analyses sur les dioxynes ont été lancées", détaillait-elle sur Public Sénat. "Mais il y a une question sur laquelle on a besoin d’expertises pour répondre, c’est les conséquences de l’effet cocktail". En quoi cet "effet cocktail" rend les analyses plus logues et difficiles ? Fabrizio Pariselli, directeur adjoint de l'unité de prévention du risque chimique du CNRS (...)

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