Après trois jours de grève suite au droit de retrait invoqué par des cheminots, le gouvernement réclame des sanctions. Des menaces qui vont "fâcher les cheminots encore plus qu'autre chose", estime un agent. 
"Ils mettent de l'huile sur le feu" : des cheminots dénoncent les menaces de sanctions après le droit de retrait à la SNCF

Le trafic SNCF revient progressivement à la normale, lundi 21 octobre, après trois jours de perturbations suite au droit de retrait de conducteurs et de contrôleurs un peu partout en France. Un droit détourné selon le gouvernement, qui brandit la menace de poursuites judiciaires.

Le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé, samedi le 19 octobre, un "détournement du droit de retrait qui s'est transformé en grève sauvage" et a "demandé à la SNCF d'examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires". De son côté, le président de la SNCF Guillaume Pepy a estimé, dimanche 20 octobre sur franceinfo, que le droit de retrait invoqué par des cheminots et des contrôleurs n'était pas "légitime". "Pour qu'un droit de retrait soit légitime, il faut qu'il y ait un danger grave et imminent, et il n'y a pas de danger grave et imminent", a déclaré le patron de l'entreprise ferroviaire.

À l'origine du mouvement social, qui a débuté vendredi 18 octobre, une collision, mercredi 16 octobre, entre un TER et un convoi routier exceptionnel en Champagne-Ardenne. L'accident a fait 11 blessés selon les syndicats. Le conducteur, lui-même...

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