L'arrivée précoce des vendanges ajoute de la pression sur une filière dont les ventes ont dégringolé durant le confinement et la crise du Covid-19. Les syndicats estiment que les aides annoncées par l'Etat ne suffiront pas.
"Il va y avoir des burn-out chez les vignerons" : l'année tourne au vinaigre pour le secteur viticole

L'année 2020 était pourtant partie pour être très bonne pour le vin français. Dans la majorité des régions viticoles de l'Hexagone, l'hiver a été doux, le printemps pluvieux et chaud avec peu de gelées. Des conditions idéales pour le raisin, mais qui provoquent aussi une maturation beaucoup plus précoce des fruits. Une contrainte supplémentaire pour un secteur déjà fragilisé par la crise du Covid-19. Sans chômage partiel, avec des ventes en chute libre pendant les mois de confinement et des aides de l'Etat jugées "insuffisantes", la filière viticole est en souffrance.

"On a subi la double peine. On devait payer nos salariés qui travaillaient dans les vignes alors que nos revenus étaient quasi nuls" explique à France 3 Grand-Est Didier Pettermann, président du Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace. Car pour les travailleurs de la vigne, il n'y a pas eu de chômage partiel. Pendant toute la durée du confinement, les viticulteurs ont dû continuer de s'occuper de leur exploitation. "On travaille le vivant, on était obligé d'être sur le pont", lance Eric Thomas, responsable technique du domaine La Grange, dans le Haut-Languedoc.

Un secteur déjà...

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