Personnellement convaincu de l'intérêt du nucléaire, Emmanuel Macron a pourtant attendu la fin de son mandat pour prendre des décisions.

C’est l’un des angles morts du quinquennat. Depuis son élection, à part la confirmation de la fermeture de Fessenheim, le chef de l’État n’avait pris aucune décision sur l’avenir du nucléaire. Pourtant, les centrales françaises vieillissent, les besoins en électricité s’accroissent et la contestation contre les éoliennes grandit. L’annonce, cette semaine, des investissements dans de petits réacteurs, les SMR, apparaît comme une opération de rattrapage. Au même titre que la construction de nouveaux EPR (réacteurs de troisième génération), que le gouvernement a déjà programmée, à défaut de l’annoncer.Tout cela arrive tard, très tard, soulignent à la fois les partisans de l’atome et la droite, qui tient un angle d’attaque tout trouvé. « On a eu le nucléaire honteux pendant cinq ans » a fustigé Michel Barnier, candidat à l’investiture des Républicains, lundi 11 octobre, sur BFMTV. À en croire ses proches, le chef de l’État est pourtant un pronucléaire convaincu. Il a même publiquement soutenu la filière à plusieurs reprises. « Notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire » claironnait-il encore en décembre 2020.Alors pourquoi Macron a-t-il tant tergiversé ? « La...

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