Elle préside au destin de très grandes sociétés françaises. Et pourtant, elle ne porte pas le titre de PDG. Non, elle officie comme administratrice judiciaire. Les politiques l'adorent. Les investisseurs aussi. Les salariés un peu moins… Portrait.

Un prénom céleste et mythologique, un nom qui sent la terre glaise. Hélène Bourbouloux. Personne ou presque ne la connaît, et pourtant elle mériterait peut-être bien le titre de femme la plus puissante du pays. Et pour cause : depuis une quinzaine d’années, elle façonne à coups de restructuration le paysage économique de la France. Petroplus, Vivarte, FagorBrandt, France Loisirs ou EuropaCorp, c’est elle, avec son cabinet, JHB, qui les a gérés. Ces dossiers emblématiques complètent la très longue liste des 2 000 entreprises en difficulté dont le sort a été confié à l’administrateur judiciaire la plus sollicitée parmi les 450 du pays. Tel Janus, elle dispose, comme auxiliaire de justice, des clés pour trancher le destin des salariés, des actionnaires et des créanciers. Certaines entreprises seront sauvées, d’autres disparaîtront. Des patrons, grands ou petits, perdront tout, des actionnaires seront lessivés. Et inversement, les fonds s’enrichiront. Les gouvernements successifs goûtent son savoir-faire pour les dossiers sensibles et dont les enjeux, en termes financiers comme sociaux, donnent des sueurs froides au politique. Assis sur des montagnes de liquidités allouées à bon...

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