Marie-Anne Matard-Bonucci, historienne, estime qu'il faut parler de ces faits "avec grande précision", et que les politiques "ont une grande responsabilité".

"Il y a une libération d'une parole, et même une prolifération d'une parole antisémite", a estimé mardi 12 février sur franceinfo Marie-Anne Matard-Bonucci, historienne, alors que les actes antisémites ont augmenté de 74% en 2018 en France. La professeure à l'université Paris VIII juge par ailleurs qu'"en faisant état des [actes antisémites], il y a aussi le risque qu'ils se multiplient parce qu'il y a des activistes militants : c'est impossible de ne pas en parler mais il faut en parler avec mesure."

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Marie-Anne Matard-Bonucci considère que l'éducation a un grand rôle à jouer dans la prévention de l'antisémitisme : "Les enseignants se heurtent à un phénomène de concurrence des mémoires et donc il faut aborder la question de l'antisémitisme avec celle de l'ensemble des hostilités identitaires, de l'ensemble des racismes".

franceinfo : Y-a-t-il un antisémitisme décomplexé ?

Marie-Anne Matard-Bonucci : Il y a une libération d'une parole, et même une prolifération d'une parole antisémite. Et ce n'est pas qu'une parole : ce sont des actes. Ce qui a été fait aussi bien autour des arbres d'Ilan Halimi que des portraits de Simone Veil, ce sont des actes...

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