Après la démission de Ghassan Salamé, la candidature de l'Algérien Ramtane Lamamra a été rejetée par Washington.
Guerre en Libye : le choix de l'émissaire de l'ONU entravé par les luttes d'influence entre Etats

Depuis le 2 mars 2020, et la démission de Ghassan Salamé, l'ONU n'a plus d'émissaire en Libye. Une absence qui en dit long sur la lutte d'influence qui se joue entre les puissances étrangères. Le choix semblait s'être porté sur l'Algérien Ramtane Lamamra. Mais les Etats-Unis viennent de rejeter sa candidature, pressés par ses alliés dans la région.

Ramtane Lamamra semblait pourtant être le candidat idéal. Agé de 67 ans, il a été ministre des Affaires étrangères de son pays de 2013 à 2017, et est reconnu comme un diplomate expérimenté. Ancien commissaire pour la paix et la sécurité de l'Union africaine, il est un spécialiste du continent. Il a même servi de médiateur dans le conflit frontalier entre le Tchad et la Libye sur le contrôle de la bande d'Aouzou.

Le double jeu des nations étrangères

Ghassan Salamé a jeté l'éponge, fatigué par le jeu d'influence qui se joue sans fin dans les sables libyens. "Je dois reconnaître que ma santé ne me permet plus de subir autant de stress, j'ai donc demandé au Secrétaire général (de l'ONU) de me libérer de mes fonctions", a écrit le diplomate libanais sur son compte Twitter.

Salamé a échoué, mais...

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